Alors que l’Espagne savoure encore son triomphe en finale de la Coupe du Monde 2026, la France, toujours le regard tourné vers l’avenir, commence déjà à envisager seriusement sa prochaine grande aventure footballistique. Le 23 juillet dernier, Marina Ferrari, la ministre des Sports, s’est clairement positionnée en faveur d’une candidature conjointe entre la France et l’Allemagne pour organiser la Coupe du Monde 2038. Cette annonce fait écho au rapport chiffré et documenté remis récemment à la ministre, qui conseille à la France de miser sur cette manifestation majeure, tout en envisageant aussi l’Euro féminin 2033 et l’Euro masculin 2036 comme futurs événements majeurs sur le sol européen. Nul doute que cette proposition suscite déjà un certain enthousiasme et alimente le débat sur la capacité de la France – associée à la puissance allemande – à relever ce défi gigantesque dans un contexte où la compétition s’étend et se complexifie sans cesse.
En bref :
⚽ La ministre des Sports Marina Ferrari soutient une candidature commune France-Allemagne pour la Coupe du Monde 2038.
🏆 L’édition 2038 coïnciderait avec les 40 ans de la victoire française en 1998 et les 20 ans de la conquête en 2018.
🌍 Les exigences accrues liées au format élargi du tournoi (32 à 48, voire 64 équipes) rendent la candidature unique difficile.
🤝 Collaboration franco-allemande déjà en place pour la Coupe du Monde de handball 2029.
🎯 Depuis les JO-2024, la France s’est forgée une solide réputation d’expertise dans l’organisation d’événements sportifs de grande envergure.
Un projet franco-allemand pour répondre aux enjeux d’une Coupe du Monde XXL
Le futur de la Coupe du Monde s’annonce grandiose, et ce n’est pas un hasard si la France et l’Allemagne envisagent d’unir leurs forces. Avec le passage de 32 à 48 équipes dès 2026, et des discussions persistantes autour d’une formule à 64 nations, accueillir un tel événement devient une montagne à gravir pour un seul pays. On l’a vu en 2026 : l’édition fut organisée à trois, entre États-Unis, Canada et Mexique, un modèle devenu presque une norme pour gérer l’ampleur de ce rendez-vous planétaire. En 2034, l’Arabie Saoudite prendra le relais en solo, mais entre-temps, le modèle collaboratif pourrait s’imposer. La ministre des Sports souligne qu’une candidature commune permettrait de satisfaire les critères de la FIFA, notamment concernant la capacité des infrastructures.
Cette configuration franco-allemande s’inscrit d’ailleurs dans une continuité sportive. Déjà, en 2029, la Coupe du Monde de handball sera organisée conjointement par ces deux nations. On parle bien ici d’un partenariat stratégique visant à mutualiser les ressources et à maximiser le savoir-faire reconnu des deux pays, particulièrement pour une compétition de plus en plus étendue et exigeante. Pour l’Hexagone, plusieurs grands événements jalonnent les prochaines années, avec en point d’orgue les Jeux Olympiques d’hiver de 2030, dont l’organisation impeccable a affiné les compétences françaises à l’international.

Pourquoi la France ne peut plus envisager une organisation en solo
Si l’ombre des souvenirs de 1998 plane toujours, on ne peut plus envisager aujourd’hui une Coupe du Monde organisée par un seul pays dans une dimension élargie. L’expérience des éditions récentes démontre que la logistique, les coûts et la pression liée à l’accueil de 48 équipes – sans parler des désirs d’extension à 64 – dépassent largement les capacités d’un seul État. Dans cette optique, la candidature conjointe avec l’Allemagne ne correspond pas seulement à un choix pragmatique, mais aussi à une stratégie d’efficacité opérationnelle.
Au-delà de ces considérations, c’est une question d’image et d’impact culturel. Organiser un événement sportif de cette envergure permet à la France de renouer avec son héritage glorieux tout en s’inscrivant dans une dynamique européenne forte. Ces 40 ans qui séparent 1998 de 2038, marqués aussi par la célébration des 20 ans du sacre russe de 2018, justifient également une symbolique forte favorisant cette double candidature.
Un horizon sportif et politique chargé d’espoirs
Ce projet s’inscrit dans un contexte dynamique où la France nourrit de grandes ambitions sportives et politiques. La ministre des Sports a rappelé que si aucun dossier officiel n’a encore été déposé, la demande devrait venir des fédérations concernées. Cela signifie que la balle est désormais dans le camp des acteurs du football, aux côtés d’une collaboration renforcée entre amateurs et professionnels. La visibilité internationale et la capacité à accueillir des millions de fans du monde entier sont autant d’atouts à valoriser.
Sur le plan économique, cette ambition conjointe entre France et Allemagne représente un investissement considérable mais potentiellement très rentable, si l’on en croit les retombées des événements passés. Le rapport remis à Marina Ferrari par l’association Territoires d’Événements Sportifs souligne l’opportunité de dynamiser des territoires moins exposés mais offrant un potentiel important d’aménagements. En bref, c’est tout un écosystème qui pourrait bénéficier de cet effet Coupe du Monde.
Le football et au-delà : un fer de lance pour l’organisation d’événements internationaux
Depuis 2024, la France s’est affirmée comme un modèle incontournable dans l’organisation de grands rendez-vous. Des Jeux Olympiques d’été qui ont séduit le monde entier aux événements sportifs d’hiver de 2030, le pays a su capitaliser sur son savoir-faire. Ce nouveau défi, avec la possibilité d’accueillir une Coupe du Monde croisée avec l’Allemagne, s’intègre dans cette vision ambitieuse visant à exporter un modèle d’excellence.
Dans un contexte où la mondialisation des sports pousse à des collaborations transfrontalières, cette candidature conjointe apparaît comme une solution intelligente et adaptée. Il ne reste plus qu’à voir si les fédérations suivront ce cap et si l’ambition se transformera en succès concret d’ici 2038.